Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 07:56

Le gouvernement se ridiculise et provoque le peuple.

 

Lors de son dernier conseil des ministres, le gouvernement du président Boni Yayi a proféré des menaces à la classe politique nationale, soucieuse de l’aboutissement heureux du scandale ICC-Services dont se sont servis royalement ses proches. C’est aussi une provocation pure et simple des Béninois sur toute l’étendue du territoire national, car ils ne se retrouvent pas dans ces méthodes dilatoires du Changement.

 

Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon les dirigeants actuels de ce pays ne seraient pas là où ils sont actuellement. Dans tous les domaines, le gouvernement du président Boni Yayi expose au peuple et à la communauté internationale ses carences.

 

Face aux grandes préoccupations de la nation, il perd les pédales et fait recours aux vieilles méthodes pour tenter d’intimider la classe politique et provoquer la colère du peuple. Le dernier conseil des ministres sur l’affaire ICC-Services est la parfaite illustration de ce tableau sombre qui fait honte à la démocratie et à tous les Béninois du nord au sud et de l’est à l’ouest. Voici un extrait du communiqué de ce conseil des ministres qui frise bien le ridicule au sommet de l’Etat : « Des hommes politiques relayés par une certaine presse en quête de nouvelles sensationnelles qui se sont livrés, sous l’alibi de l’affaire ICC-Services et consorts, à la diffusion de messages alarmistes et tronqués sur fond de mensonges, de désinformations et d’intoxication dans le dessein inavoués mais perceptible de jeter le discrédit sur le pays et sa démocratie, de déstabiliser le gouvernement et le président de la République, en particulier, de jeter le désarroi et le doute dans l’esprit des populations…. ».

 

Des questions se posent : l’opposition béninoise n’a-t-elle plus droit à la parole dans ce pays ? Dans les dernières déclarations de Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou et consorts dans le scandale ICC-Services, y a-t-il une seule contre-vérité ? Dans ce dossier, n’est-ce pas le gouvernement et ses griots qui intoxiquent le peuple par des désinformations et mensonges de toutes sortes ? Dès lors, il est facile de comprendre que le régime du Changement est mis en déroute par le peuple et sa classe politique.

 

Par la force, il pense les mettre sous ses bottes. Ainsi, lentement mais sûrement, le Changement détruit les fondamentaux de la démocratie. Ce système d’intimidation mis en branle par le chef de l’Etat démontre une fois encore la mauvaise foi du gouvernement à résoudre avec efficacité le scandale ICC-Services. Ceci, en voulant faire taire la classe politique, on veut endormir le peuple et l’empêcher de se laisser duper dans ce scandale. C’est comme si les ministres veulent imposer le silence aux victimes quand ils montreront leurs limites dans la résolution de cette affaire d’escroquerie jamais égalée dans ce pays. C’est pourquoi, tout le monde doit être vigilant pour les marquer à la culotte, car ils sont entièrement responsables de ce mal béninois.

 

Un pan de l’histoire

L’histoire récente de ce pays devrait édifier le gouvernement et son chef. Les intimidations ne font pas peur aux Béninois, surtout quand ils ont raison. Ils ont montré leurs preuves dans la lutte contre l’anarchie et la dictature. Le régime révolutionnaire en sait quelque chose. Des réactions du peuple, à l’époque, ont fait plier le général Mathieu Kérékou. Ce dernier a convoqué la conférence nationale de février 1990 qui a donné naissance à la démocratie que le Changement veut mettre en péril.

 

Source : 24h au Bénin / http://www.24haubenin.com/spip.php?article2810

Par Cellule de communication du PR A. Houngbédji - Publié dans : Actualités
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