Partager l'article ! Intoxication politique autour de l’affaire ICC-Services : La vraie histoire de Emile Tégbénou: Il est natif de Glo-Djigbé et non d’Adjarra ...
Il est natif de Glo-Djigbé et non d’Adjarra.
La sortie médiatique du candidat de l’Union fait la Nation sur l’affaire ICC-Services a suscité des réactions au sein de la mouvance présidentielle. A défaut d’un argumentaire de poigne pour contrer Me Adrien Houngbédji, les griots du régime du Changement n’ont trouvé d’autres voies de recours que l’intoxication pour calmer leur conscience. Ainsi, ont-ils tôt fait d’insinuer au cours de leurs diverses sorties médiatiques que le sieur Emile Tégbénou était originaire d’Adjarra et par conséquent militant du PRD. Un pur mensonge pour ceux qui connaissent l’histoire de ce dernier.
Emile Tégbénou directeur général Ouémé Plateau de ICC-Services aurait pu se faire appeler Emile Hounsoukpévi, comme ses autres frères Honoré, Joseph etc. Pour des raisons qu’on ignore, son père Abel Tégbénou Hounsounkpèvi a préféré que le jeune Emile porte Tégbénou et non Hounsounkpévi. Hasard de vie, ou signe des temps, ce natif de Glo-Digbé est le seul membre de sa famille à connaître un destin particulier parmi ses frères.
Qui est Emile Tégbénou ?
Forgeron de formation, Emile Tégbénou a connu une enfance particulière à Glo-Djigbé, son village natal. Décidé à sortir à tout prix de la pauvreté, il a pris durant toute sa vie des initiatives en matière de collecte de fonds. Il eut été un grand financier s’il avait eu la chance d’aller à l’école. De lui, les gens de sa génération retiennent, un homme plein d’initiative. Certains disent qu’il était né pour la collecte de fonds à travers les tontines classiques qu’il organisait à Glo-Yékon, Glo-Kpossouhoué et autres villages. C’est d’ailleurs à travers les tontines classiques qu’il organisait, qu’il fit la connaissance de monsieur Nicolas Houngbémey (Chef Agence ICC-Sèmè) et président Clcam/Akassato à l’époque. De sources crédibles, il serait recruté par ce dernier comme animateur. D’autres sources indiquent également qu’il était le chargé de mission de Nicolas Houngbémey connu sous le nom de ‘’tout chaud’’ quand il était élève au CEG Abomey-Calavi. De la relation Emile-Nicolas, il faut retenir, qu’un prêt de 20 millions resté impayé avait été fait à Emile Tégbénou pour un projet de taxi-ville. Le pot au rose ayant été découvert, Nicolas Houngbémey fut viré de la Clcam Akassato et Emile Tégbénou est allé se refugier à Porto-Novo.
De la naissance de ICC-services
Dès la conception du projet ICC-Services, Guy Akplogan a fait recours a Ludovic Dohou. Compte tenu de l’expérience de son cousin germain en matière de collecte d’épargne, ce dernier lui fit appel. Par la suite, Nicolas Houngbémey, ami de vieille date d’Emile Tégbénou a rejoint le groupe. Ainsi, commençait l’opération de collecte des épargnes au sein de l’Eglise du Christianisme Céleste suivant le mode d’organisation des Clcam. A partir de 2007, l’activité s’est développée et a pris d’autres dimensions. En 2008, suite à une crise interne, les promoteurs de ICC-Services ont décidé de procéder à une décentralisation de leurs activités. Ainsi, les différentes régions du pays furent partagées à tour de rôle entre les promoteurs. Bien entendu, chaque promoteur avait son autonomie de gestion.
L’implication des Cauris
Dans le souci de protéger leurs activités, les responsables de ICC-Services ont été unanimes sur l’opportunité d’infiltrer l’appareil d’Etat. Ce qui fut rapidement fait. Chacun d’eux se rivalisait d’initiative en la matière. Quid dans tel ou tel ministère, quid dans telle administration ou l’entourage immédiat de Boni Yayi.
De sources crédibles, on apprend que c’est sur les conseils de l’ancien ministre de l’Intérieur, d’un ministre encore au gouvernement puis d’un chargé de mission du Chef de l’Etat que Emile Tégbénou a été conseillé de prendre la Direction de ICC-Services Ouémé Plateau. L’objectif de ces derniers était purement politique. « Emile, si tu parviens à contrer l’opposition dans l’Ouémé, nous te ferons député soit à Adjarra soit à Glo-Djigbé chez toi », a-t-il reçu comme mission.
On comprendra par la suite pour quelle raison Emile Tégbénou, une fois fortuné a commencé par faire des œuvres sociales dans son village natal à Glo-Djigbé en compagnie des députés Forces cauris pour un Bénin émergent, du maire de la localité et du ministre de l’Intérieur.
La mine d’or
En conseillant à Emile Tégbénou d’aller s’installer à Porto-Novo et périphérie, les Cauris ne savaient pas qu’il lui donnait la clé de la caverne d’Ali Baba. Alors qu’il voulait revenir à Abomey-Calavi pour laver son honneur par rapport à l’affaire Clcam. Finalement, il a dû y renoncer au profit d’Adjarra. Il ne peut en être ainsi car il y avait trouvé refuge après sa fuite d’Akassato.
En quelques semaines d’activités, Emile Tégnénou s’est retrouvé à la tête d’une fortune. Les contrebandiers d’Adjarra et les commerçants de Porto-Novo se sont retrouvés dans son portefeuille. Chaque semaine, plusieurs centaines de millions étaient déposés dans les Agences de ICC-Services à Porto-Novo et Adjarra. Emile Tégbénou s’est retrouvé aux Anges. Il était en surliquidité par rapport à Guy Akplogan et les autres. Dès lors, sa seule ambition était de détrôner Guy Akplogan puis se retrouver au Palais des gouverneurs à Porto-Novo comme le lui avait conseillé ses acolytes au pouvoir.
Dans cette optique, il a confié l’agence ICC-Sèmè à son vieil ami Nicolas Houngbémey. Contre toute attente, ce dernier découvre à son tour une nouvelle mine d’or, constituée cette fois-ci des épargnants nigérians. La vie devient belle. Les analphabètes devenus millionnaires. Tous les rêves sont alors permis. Le tandem Nicolas-Emile étant ainsi reconstitué, la prochaine bataille sera l’éviction de Guy Akplogan et l’exercice d’un mandat électif au cours de la prochaine législature afin de bénéficier de l’immunité parlementaire et de se mettre à l’abri. Avec l’argent, on peut tout faire.
Tégbénou le messie
Fort du soutien de ses appuis au gouvernement et à la présidence de la République, Emile Tégbénou a mis en branle la deuxième phase de son plan. Selon certaines sources, c’est dans la soirée du 31 juillet 2009, qu’il a dû renoncer à sa députation dans l’Ouémé au profit de l’Atlantique (Abomey-Calavi). Ainsi a-t-il entamé des sorties publiques en compagnie du maire de la Commune d’Abomey- Calavi et des députés FCBE dans les arrondissements. Le futur député de la localité préparait ainsi sa campagne à travers des dons de diverses natures, la réalisation d’infrastructures sociocommunautaires. Dans l’arrondissement de Glo-Djigbé, dans la commune d’Abomey-Calavi, il a construit un château d’eau et offert plusieurs millions de francs CFA aux groupements féminins. C’est le nouveau messie. Les thuriféraires du régime du Changement venaient s’approvisionner en billets de banques frauduleusement collectés. Tous se jetèrent sur lui jusqu’à ce que la marmite tarisse, brisant ainsi les rêves du forgeron devenu financier.
Triste fin
Les conseillers ne sont pas les payeurs. Compte tenu des difficultés actuelles du sieur Emile Tégbénou, ses anciens amis le rejettent. Ils trouvent qu’il est natif d’Adjarra, le village d’origine du leader du PRD et non de Glo-Djigbé. Ce faisant, ils ont oublié que c’est sur leurs conseils qu’il a choisi la direction ICC-Services de l’Ouémé-Plateau. Aujourd’hui, que le masque est tombé, les uns et les autres doivent apporter leur part de vérité. Malheureusement, comme c’est leur habitude, les valets du Changement refusent d’assumer leurs responsabilités dans cette scabreuse affaire.
Marcel NOUMON (24h au Bénin)
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Le dernier cas en date et qui crève l’œil est la situation de la Commission nationale de régulation des marchés publics. Une véritable vache à lait que le pouvoir gère à sa guise. Tenez, le mandat de l’équipe qui est en place est arrivé à terme depuis plus de deux (02) ans. Et le gouvernement de Yayi Boni ne pense pas au renouvellement de cette équipe. En effet, selon l’article 9 du décret N°2004-562 du 1er octobre 2004, portant attributions, composition et fonctionnement de la Commission nationale de régulation des marchés publics, la durée du mandat des membres est de 03 ans non renouvelable. Ceux qui sont là actuellement ont été nommés par le décret n°2005-202 du 18 avril 2005 et installés en juin 2005 suivant le décret 2004-562 du 1er octobre 2004. Mathématiquement donc, l’équipe devrait être renouvelée en avril 2008. L’article 9 du décret 2004-562 du 1er octobre 2004 le précise en son alinéa 2. « Leur mandat prend fin, soit à l’expiration normale de sa durée, soit par décès ou par démission. Il prend également fin par révocation à la suite d’une faute lourde ou d’agissements incompatibles avec la fonction de membre de la commission ». Mais, entre temps, la Présidente, Mme Mireille Amoussouga épouse Omary a été « débarquée », remplacée par Symphorien Toï, en décembre 2007. Même dans ce cas-ci, le décret 2004-562 du 1er octobre 2004 est aussi clair en son alinéa 3. « En cas de décès en cours de mandat ou dans toutes les hypothèses où un membre n’est plus en mesure d’exercer son mandat, il est immédiatement pourvu à son remplacement dans les mêmes conditions que sa nomination, pour la période du mandat restant à couvrir ». En d’autres termes, quand bien même le président Symphorien Toï a rejoint l’équipe deux ans après son installation, il devait plier bagages en même temps que ses collègues en juin 2008.
En mission pour le gouvernement du Changement
En violation des textes, l’équipe de Symphorien Toï est toujours en place et n’a apparemment pas de souci à se faire. Puisque sous le Changement on aura tout vu. L’équipe de Symphorien Toï a fait déjà en plus de son mandat, deux (02) années supplémentaires. Silence ! C’est le Changement. Seulement, des personnes averties observent attentivement la scène et ont compris le jeu. Puisque à la barbe et au nez de l’équipe de Symphorien Toï, les marchés de gré à gré se multiplient. Entre autres, on peut citer le marché de construction de 311 classes confié au génie militaire pour une valeur de 3 milliards de francs Cfa. Il y a aussi la réfection du Centre international des conférences cédé à 7 milliards. De même, la réfection de la route Aéroport-3 banques qui est passée de 4 milliards à 12 milliards de Fcfa s’inscrit dans ce registre. On peut y ajouter la mécanisation de l’agriculture avec l’achat de plus 8 milliards de Fcfa d’engins agricoles, etc….
Mauvais rôle
La Commission nationale de régulation des marchés publics est composée de 11 éminentes personnalités. En dehors de son président Symphorien Toï, nommé par le chef de l’Etat, il y a M. François Djékété du ministère des Travaux publics, M. Auguste Minassou Sagbohan de la Santé publique, ainsi Mala Sanni en provenance du ministère de l’Intérieur alors que Massavo Wilfried Bankolé représente le ministère des Finances. Le secteur privé est fortement représenté avec la présence de MM. Sylvère Lègba, Jean-Claude Akplogan et Lambert Kotty qui les a laissés depuis for longtemps. Il en est de même pour la société civile représentée par Mme Delphine Ahyté et M. Maximilien Sossou-Gloh. Bien des citoyens s’étonnent de voir ces personnalités fermer les yeux sur un cas de violation flagrante de la loi. Ce qui surprend le plus, c’est la passivité des représentants du secteur privé et de leurs collègues de la société civile. Il est incompréhensible qu’ils se taisent et continuent de siéger après expiration de leur mandat, plus deux (02) ans déjà. Une situation vraiment bâtarde à laquelle ils semblent s’accommoder. Est-ce pour les jetons de présence ? Certainement oui. Sinon comment les représentants du secteur privé et la société civile peuvent-ils laisser l’Etat instaurer la concurrence déloyale entre les entreprises ? En tout cas, il est temps pour que ceux d’entre-deux qui ont un brin d’amour pour le pays se désolidarisent de ce viol collectif de la loi. A moins qu’ils ne soient tous des frères en Christ comme Symphorien Toï ou bien des copains de la Bceao ou encore des frères du village. Ces éléments s’apparentent aux critères privilégiés qui permettent au Chef de l’Etat de choisir ses premiers collaborateurs. De toutes les façons, dans le cas d’espèce, l’actuelle équipe de la Commission nationale de passation des marchés publics, joue illégalement les prolongations. Ses membres doivent rendre le tablier sans délai. Le Dr Yayi Boni, chantre de la démocratie et de la bonne gouvernance est aussi interpellé.
SAUVER DONC LA COMMISSION NATIONALE DE REGULATION DES MARCHES PUBLICS ET SURTOUT LE SECTEUR DES MARCHES PUBLICS PRISONNIER DE :
1. Symphorien TOÏ
2. Maximilien SOSSOU-GLOH.
3. François DJEKETE
4. Auguste SAGBOHAN
5. Mala SANNI
6. Wilfried BANKOLE
7. Sylvère LEGBA
8. Jean-Claude AKPLOGAN
9. Delphine AHYTE