Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 16:31

Les centrales et confédérations syndicales ont exigé jeudi dernier, à la faveur d’un géant meeting organisé dans les locaux de la Bourse du travail à Cotonou, le départ du président Boni Yayi de la tête de la nation. Ils évoquent comme raisons, les nombreux scandales socio-financiers enregistrés sous son mandat. Ils étaient très nombreux, ces travailleurs béninois qui ont répondu ce jeudi 12 août 2010, à l’appel de leurs centrales et confédérations syndicales pour dénoncer une nouvelle fois la gestion catastrophique du pays depuis 2006 et exiger le départ du chef de l’Etat, le président Boni Yayi. Selon les secrétaires généraux de la Cstb (confédération syndicale des travailleurs du Bénin) Gaston Azoua, de la Csa-Bénin (Confédération des syndicats autonomes du Bénin) Dieudonné Lokossou, de la Cgtb (Confédération générale des travailleurs du Bénin) Pascal Todjinou et de la Cosi-Bénin (Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin) Valère Kakaï-Glèlè, principaux animateurs du géant meeting auquel ont été convié ces travailleurs, le président Boni Yayi ne mérite plus la confiance du peuple. « Le président de la République a fait preuve d’une gestion hasardeuse et criminelle. Sous son règne, le pays a connu les plus gros et meurtriers scandales socio-financiers », ont déclaré ces secrétaires généraux. Pour eux, la décision est sans équivoque : les travailleurs doivent tout mettre en œuvre pour chasser du pouvoir, le président de la République qui n’a plus rien à prouver. Dans l’urgence, ils entendent en découdre avec certains directeurs de sociétés publiques notamment celui de la Sogéma (Société de gestion des marchés autonomes) qui s’illustre selon eux, par une gestion arbitraire avec des licenciements abusifs. Pour Gaston Azoua, les travailleurs ont les moyens de leur politique. Il a rappelé que par le passé, les travailleurs ont toujours, à travers des luttes, fait obstacles à tout pouvoir qui ne répond plus aux aspirations du peuple. « Ce sera le même cas pour Boni Yayi », a martelé le Sg de la Cstb qui a par ailleurs, affirmé avoir dit la même chose aux ministres qui l’ont interpellé suite à la conférence de presse qu’il a organisée vendredi dernier. Le Sg de la Csa-Bénin a annoncé au nom de ses pairs, une série de mouvements qui vont permettre de dévoiler le pouvoir et tout ceux qui d’une manière ou d’une autre, œuvrent à détruire le pays. Pascal Todjinou de la Cgtb a beaucoup plus établi la responsabilité du gouvernement du changement dans tous les scandales qui se sont succédé. Par rapport à l’affaire Icc-Services, il a dit la complicité du gouvernement et a déploré à l’instar de ses prédécesseurs, les tournées d’information qui s’organisent par les ministres dans toutes les localités. Même son de cloche au niveau du Sg de la Cosi-Bénin qui a invité tous les travailleurs à la vigilance.

Source : Quotidien Le Matin, http://www.quotidienlematin.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1796:succession-de-scandales-sous-le-regime-du-changement-les-syndicats-exigent-le-depart-de-yayi-&catid=2:politique&Itemid=4

Par Cellule de communication du PR A. Houngbédji - Publié dans : Actualités
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 21:57

Les émissions de Rfi ont été temporairement suspendues les 1er et 2 août 2010 à la surprise générale. Une situation qui a suscité non seulement une vive indignation de la part des associations des professionnels des médias, mais aussi laissé croire que le régime du changement veut restreindre les libertés dans notre pays. Cet acte du gouvernement béninois a suscité également un peu partout dans le monde des réactions qui montrent que pour une fois l’image du Bénin en matière de liberté de presse a pris un coup.
Le gouvernement a fait de la très mauvaise publicité au Bénin ! C’est ce que traduisent les commentaires faits un peu partout dans le monde sur les chaînes étrangères. Des commentaires qui de façon subtile montrent que le Bénin en matière de liberté de presse a totalement régressé. En effet, à la lecture de ces différents commentaires, on ne peut s’empêcher de se demander à nouveau pourquoi le gouvernement en est arrivé à un tel acte. Jusque là, aucune réponse ce qui traduit l’embarras des auteurs. De la vraie mauvaise publicité pour notre pays.

 
Articles :
 
FRANCE
 
Libération – Le Benin ébranlé par un Madoff local
Libération.fr  - RFI suspendue au Bénin (03.08.10)
 
La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue mardi peu après minuit. Et, Raïssa Gbéji, la correspondante de la radio sur place, a été auditionné le même jour, pendant plus de deux heures.
Interrogée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), la journaliste explique: «Le président de la HAAC, Théophile Nata, m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le weekend écoulé, la mise en accusation du président de la République, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin.»
50 des 83 députés siégeant au parlement béninois ont demandé la mise en accusation du président Boni Yayi pour «forfaiture et parjure» dans le cadre d’une affaire de sociétés illégales de placement d’argent. Ces élus, issus de l’opposition et d’une dissidence de la mouvance présidentielle, ont demandé dans une correspondance adressée vendredi au président du parlement, que le chef de l’Etat soit traduit devant la Haute cour de justice. Selon eux, Boni Yayi aurait «favorisé les activités de ICC Services», une société béninoise de placement d’argent qui aurait détourné l’épargne des souscripteurs.
 
Enquête
 
Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général auprès de la Cour d’appel de Cotonou. Il reprochait à son ministre d’avoir «offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d’avoir signé un permis de port d’arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière», selon une source à la présidence.
Le président a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d’enquête, l’un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d’arrêt de Cotonou.
La correspondante de RFI a précisé que les autorités béninoises ne lui avaient pas «notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail» et qu’elle ne «savait pas pour combien de temps les émissions de la station seraient interrompues».
Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages, Boni Yayi, un ancien banquier, avait fondé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.

AFP – RFI émet de nouveau au Bénin après 14 heures de suspension (03.08.10)
COTONOU — Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d’environ 14 heures et l’audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l’AFP.
Le signal FM de la radio avait été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) suite à sa couverture d’accusations portées par des députés contre le président Boni Yayi dans une affaire d’escroquerie, avait indiqué à l’AFP la correspondante de RFI Raïssa Gbédji.
La journaliste avait été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) dans la matinée.
Les émissions ont repris à 14H35 (13H35 GMT).
Aucun responsable officiel n’a répondu aux appels de l’AFP depuis la matinée pour expliquer la mesure.
Les accusations des députés contre M. Yayi avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d’Etat africains.
«Le président de la HAAC Théophile Nata m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin», avait expliqué Raïssa Gbédji à l’issue de l’entretien.
Elle avait précisé que les autorités ne lui avaient pas «notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail».
50 des 83 députés béninois ont demandé au président du parlement que M. Yayi soit traduit devant la Haute cour de justice pour «forfaiture et parjure».
Selon ces élus, le chef de l’Etat aurait «favorisé les activités de ICC Services», une société béninoise de placement d’argent qui aurait détourné l’épargne des souscripteurs.
Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou.
Il a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d’enquête, l’un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d’arrêt de Cotonou.
Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.
 

Le Figaro.fr – RFI interrompue au Bénin (03.08.10)
 

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue, a constaté un journaliste de l’AFP, et sa correspondante était auditionnée mardi par l’instance de régulation des médias, selon des sources concordantes.

Le signal FM de cette radio a été coupé peu après minuit (23H00 GMT), une mesure pour laquelle aucune explication officielle n’avait encore été fournie. La correspondante de RFI au Bénin, Raïssa Gbédji, était auditionnée par l’instance de régulation des médias dans la matinée, selon des sources concordantes.

Lundi, RFI a traité dans ses journaux la demande de mise en accusation du président béninois Boni Yayi pour «forfaiture et parjure» formulée par une majorité de députés du parlement béninois, dans le cadre d’une affaire de sociétés illégales de placement d’argent.
 

LesEchos.fr – RFI interrompue au Bénin, la correspondante auditionnée (03.08.10)
 
La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin est interrompue depuis mardi peu après minuit, a constaté l’AFP, et sa correspondante était auditionnée dans la matinée par l’instance de régulation des médias, selon des sources concordantes.
 

OuestFrance.fr – RFI interrompue au Bénin, la correspondante auditionnée (03.08.10)

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue et sa correspondante auditionnée mardi suite à la couverture d’accusations portées contre le président Boni Yayi, a indiqué la journaliste. Ces accusations formulées par une majorité de députés avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d’Etat africains.
Le signal FM de RFI a été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) et Raïssa Gbédji, sa correspondante au Bénin, a été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).
« Le président de la HAAC Théophile Nata m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin », a expliqué la journaliste à l’issue de l’entretien.
Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.
 

L’Alsace.fr – Bénin : RFI interrompue, la correspondante auditionnée (03.08.10)
 

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue et sa correspondante auditionnée aujourd’hui suite à la couverture d’accusations portées contre le président Boni Yayi, a indiqué la journaliste. 
Ces accusations formulées par une majorité de députés avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d’Etat africains. 
Le signal FM de RFI a été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) et Raïssa Gbédji, sa correspondante au Bénin, a été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). 
«Le président de la HAAC Théophile Nata m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin», a expliqué la journaliste à l’issue de l’entretien. 
50 des 83 députés siégeant au parlement ont demandé la mise en accusation du président béninois Boni Yayi pour «forfaiture et parjure» dans le cadre d’une affaire de sociétés illégales de placement d’argent. 
Ces élus, issus de l’opposition et d’une dissidence de la mouvance présidentielle, ont demandé dans une correspondance adressée vendredi au président du parlement, que le chef de l’Etat soit traduit devant la Haute cour de justice. 
Selon eux, M. Yayi aurait «favorisé les activités de ICC Services», une société béninoise de placement d’argent qui aurait détourné l’épargne des souscripteurs. 
Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou. Il reprochait à son ministre d’avoir «offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d’avoir signé un permis de port d’arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière», selon une source à la présidence. 
Le président a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d’enquête, l’un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d’arrêt de Cotonou. 
La correspondante de RFI a précisé que les autorités béninoises ne lui avaient pas «notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail». 
Elle ne savait pas pour combien de temps les émissions de RFI seraient interrompues. 
Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.
 

JeuneAfrique.fr – RFI interrompue, la correspondante auditionnée (03.08.10)
 

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin est interrompue depuis mardi peu après minuit, a constaté l’AFP, et sa correspondante était auditionnée dans la matinée par l’instance de régulation des médias, selon des sources concordantes.
 
INTERNATIONAL
 
La Tribune de Genève (tdg.ch) – RFI émet de nouveau au Bénin après une suspension de 14 heures (03.08.10)
 
Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d’environ 14 heures et l’audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l’AFP.
Le signal FM de RFI avait été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) suite à la couverture par cette radio d’accusations portées par des députés contre le président Boni Yayi dans une affaire d’escroquerie, avait indiqué à l’AFP la correspondante de RFI Raïssa Gbédji.
La journaliste avait été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) dans la matinée.
Les émissions ont repris à 14H35 (13H35 GMT).
Aucune source officielle n’a répondu aux appels de l’AFP depuis mardi matin pour expliquer la mesure.
 

Voice of America – Benin Silences RFI After Report on Presidential Scandal (03.08.10)
 

Radio France International is back on the air in Benin after the West African nation’s government silenced it for 14 hours after it reported that lawmakers were attempting to impeach the president.

The FM signal of the French state-owned radio station went dead in Benin shortly after midnight Tuesday.  Later that morning, the RFI correspondent, Raissa Gbedji, told reporters he was questioned for several hours by Benin’s media regulatory body.

No reason was given for why RFI’s signal was cut.

On Monday, Gbedji reported that 50 of Benin’s 83 members of parliament accused President Boni Yayi of being involved in a financial scandal that defrauded investors of some $200 million (100 billion CFA francs).

The deputies accused Mr. Yayi last week of «abuse of authority and perjury,» and called for a trial.  They say Mr. Yayi, a former banker, facilitated the activities of an investment company, ICC Services, which in turned funded the presidency and associated organizations.

ICC is accused of luring investors with promises of high interest rates, and then embezzling the money.

On July 7, Mr. Yayi fired his interior minister for involvement in the swindle.

Mr. Yayi was elected in 2006.  He pledged to fight corruption.

On Monday, U.S. Secretary of State Hillary Clinton congratulated Benin on 50 years of independence, saying Benin’s vibrant democracy and stability made it a key ally for the United States.
 

Express.be – RFI émet de nouveau au Bénin après 14 heures de suspension (03.08.10)
 
Radio France Internationale (AFP) a recommencé à émettre ses programmes au Bénin mardi après une suspension d’environ 14 heures et l’audition de sa correspondante locale, a constaté un journaliste de l’AFP.
Le signal FM de la radio avait été coupé mardi peu après minuit (23H00 GMT) suite à sa couverture d’accusations portées par des députés contre le président Boni Yayi dans une affaire d’escroquerie, avait indiqué à l’AFP la correspondante de RFI Raïssa Gbédji.
La journaliste avait été auditionnée pendant plus de deux heures par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) dans la matinée.
Les émissions ont repris à 14H35 (13H35 GMT).
Aucun responsable officiel n’a répondu aux appels de l’AFP depuis la matinée pour expliquer la mesure.
Les accusations des députés contre M. Yayi avaient coïncidé avec la célébration ce week-end du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, à laquelle ont assisté dix chefs d’Etat africains.
«Le président de la HAAC Théophile Nata m’a reçue en présence de son directeur de cabinet pour m’exprimer le fait que RFI a traité, selon lui, un peu trop abondamment l’information selon laquelle 50 parlementaires ont demandé, le week-end écoulé, la mise en accusation du président de la république, gâchant du coup les festivités du cinquantenaire du Bénin», avait expliqué Raïssa Gbédji à l’issue de l’entretien.
Elle avait précisé que les autorités ne lui avaient pas «notifié une quelconque restriction en matière de (son) travail».
50 des 83 députés béninois ont demandé au président du parlement que M. Yayi soit traduit devant la Haute cour de justice pour «forfaiture et parjure».
Selon ces élus, le chef de l’Etat aurait «favorisé les activités de ICC Services», une société béninoise de placement d’argent qui aurait détourné l’épargne des souscripteurs.
Dans le cadre de cette affaire, Boni Yayi avait limogé le 7 juillet le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d’appel de Cotonou.
Il a aussi ordonné une enquête et, selon une source proche de la commission d’enquête, l’un de ses cousins a été arrêté et est détenu à la maison d’arrêt de Cotonou.
Elu en mars 2006 avec plus de 70% des suffrages Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l’administration en place.
 
24heures.ch – RFI interrompue au Bénin, la correspondante auditionnée (sources concordantes) (03.08.10)

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) au Bénin a été interrompue, a constaté un journaliste de l’AFP, et sa correspondante était auditionnée mardi par l’instance de régulation des médias, selon des sources concordantes.
Le signal FM de cette radio a été coupé peu après minuit (23H00 GMT), une mesure pour laquelle aucune explication officielle n’avait encore été fournie.
La correspondante de RFI au Bénin, Raïssa Gbédji, était auditionnée par l’instance de régulation des médias dans la matinée, selon des sources concordantes.
Lundi, RFI a traité dans ses journaux la demande de mise en accusation du président béninois Boni Yayi pour «forfaiture et parjure» formulée par une majorité de députés du parlement béninois, dans le cadre d’une affaire de sociétés illégales de placement d’argent.

RFI English – RFI off the air in Benin, correspondent interrogated (03.08.10)
 
Radio France International’s FM signal in Benin was restored Tuesday after 14 hours of silence. The signal went dead shortly after midnight Tuesday, with no immediate official explanation. Early Tuesday morning, RFI’s French language correspondent was questioned by authorities.
 
Raissa Gbedji [1] was questioned by Benin’s media regulatory body.
RFI had reported Monday on a request made by parliamentarians last week that President Boni Yayi be formally charged and tried by the High Court for «abuse of authority and perjury».
Yayi, a former baker, is accused of being involved in an alleged swindle by an insurance company, ICC Services
Fifty of the 83 MPs in parliament accused Yayi of supporting ICC Services, which in turn funded the presidency and associated organisations.
The president fired his interior minister, Armand Zinzindohoue, on 7 July in connection with the affair.
Yayi was elected in March 2006. During his campaign, he pledged to fight corruption.

Par Cellule de communication du PR A. Houngbédji
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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 07:56

Le gouvernement se ridiculise et provoque le peuple.

 

Lors de son dernier conseil des ministres, le gouvernement du président Boni Yayi a proféré des menaces à la classe politique nationale, soucieuse de l’aboutissement heureux du scandale ICC-Services dont se sont servis royalement ses proches. C’est aussi une provocation pure et simple des Béninois sur toute l’étendue du territoire national, car ils ne se retrouvent pas dans ces méthodes dilatoires du Changement.

 

Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon les dirigeants actuels de ce pays ne seraient pas là où ils sont actuellement. Dans tous les domaines, le gouvernement du président Boni Yayi expose au peuple et à la communauté internationale ses carences.

 

Face aux grandes préoccupations de la nation, il perd les pédales et fait recours aux vieilles méthodes pour tenter d’intimider la classe politique et provoquer la colère du peuple. Le dernier conseil des ministres sur l’affaire ICC-Services est la parfaite illustration de ce tableau sombre qui fait honte à la démocratie et à tous les Béninois du nord au sud et de l’est à l’ouest. Voici un extrait du communiqué de ce conseil des ministres qui frise bien le ridicule au sommet de l’Etat : « Des hommes politiques relayés par une certaine presse en quête de nouvelles sensationnelles qui se sont livrés, sous l’alibi de l’affaire ICC-Services et consorts, à la diffusion de messages alarmistes et tronqués sur fond de mensonges, de désinformations et d’intoxication dans le dessein inavoués mais perceptible de jeter le discrédit sur le pays et sa démocratie, de déstabiliser le gouvernement et le président de la République, en particulier, de jeter le désarroi et le doute dans l’esprit des populations…. ».

 

Des questions se posent : l’opposition béninoise n’a-t-elle plus droit à la parole dans ce pays ? Dans les dernières déclarations de Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou et consorts dans le scandale ICC-Services, y a-t-il une seule contre-vérité ? Dans ce dossier, n’est-ce pas le gouvernement et ses griots qui intoxiquent le peuple par des désinformations et mensonges de toutes sortes ? Dès lors, il est facile de comprendre que le régime du Changement est mis en déroute par le peuple et sa classe politique.

 

Par la force, il pense les mettre sous ses bottes. Ainsi, lentement mais sûrement, le Changement détruit les fondamentaux de la démocratie. Ce système d’intimidation mis en branle par le chef de l’Etat démontre une fois encore la mauvaise foi du gouvernement à résoudre avec efficacité le scandale ICC-Services. Ceci, en voulant faire taire la classe politique, on veut endormir le peuple et l’empêcher de se laisser duper dans ce scandale. C’est comme si les ministres veulent imposer le silence aux victimes quand ils montreront leurs limites dans la résolution de cette affaire d’escroquerie jamais égalée dans ce pays. C’est pourquoi, tout le monde doit être vigilant pour les marquer à la culotte, car ils sont entièrement responsables de ce mal béninois.

 

Un pan de l’histoire

L’histoire récente de ce pays devrait édifier le gouvernement et son chef. Les intimidations ne font pas peur aux Béninois, surtout quand ils ont raison. Ils ont montré leurs preuves dans la lutte contre l’anarchie et la dictature. Le régime révolutionnaire en sait quelque chose. Des réactions du peuple, à l’époque, ont fait plier le général Mathieu Kérékou. Ce dernier a convoqué la conférence nationale de février 1990 qui a donné naissance à la démocratie que le Changement veut mettre en péril.

 

Source : 24h au Bénin / http://www.24haubenin.com/spip.php?article2810

Par Cellule de communication du PR A. Houngbédji - Publié dans : Actualités
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 10:57

Conduite par son président Bruno Amoussou, la délégation de l’Union fait la Nation (UN) a échangé en fin de semaine dernière à son siège avec les membres du corps diplomatique accrédité au Bénin. Il s’est agi d’informer les diplomates en poste à Cotonou sur des cas de déviances et de dérives sur les libertés publiques de plus en plus observés dans le pays. Les membres de l’Union fait la Nation n’approuvent pas la tendance au ''musèlement des libertés publiques de plus en plus perceptibles au Bénin''. C’est pour le faire savoir à la communauté internationale qu’ils ont organisé une séance d’échanges avec les membres du corps diplomatique. En face des diplomates, le président Bruno Amoussou a été très prolixe. Il a énuméré plusieurs cas de violations des libertés publiques. Les interdictions de marches ou de rassemblement des formations de l’opposition çà et là dans plusieurs contrées du pays ont été révélées aux membres du corps diplomatique accrédité au Bénin. Alors que dans le même temps, toutes manifestations visant à soutenir les actions du gouvernement sont systématiquement autorisées. Qu’est-ce qui peut sous-tendre une telle situation dans un régime démocratique, s’est demandé le président de l’UN ?

 

Pour lui en effet, la situation de deux poids deux mesures dont fait usage le pouvoir n’est pas de nature à garantir l’équité dans l’exercice des droits des citoyens. Or, depuis la Conférence des forces vives de la nation, l’option du respect total des libertés individuelles et collectives a été consacrée par la constitution du 11 décembre 1990. C’est alors à juste titre que le président Bruno Amoussou se surprend de la résurgence des ''multiples cas de violation des libertés publiques''. Il en appelle alors à l’attention des diplomates. Car pour lui, mieux vaut prévenir que d’avoir à gérer des cas de conflits ouverts. L’accumulation des frustrations n’engendre souvent que de la violence. D’où l’UN invite la communauté internationale par l’entremise des diplomates à prendre la mesure des conséquences des cas de ''musèlement et de violations des libertés publiques''.

 

http://www.jolome.com/dir/n.php?i=7798&t=direct

Par Cellule de communication du PR A. Houngbédji - Publié dans : Actualités
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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 11:26
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